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rss  Vol. XX - Nº 353         Montreal, QC, Canadá - sábado, 24 de Agosto de 2019
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José Cebola, le Luso-Thérésien aux multiples facettes

Jules Nadeau

Par Jules Nadeau

Le vigoureux octogénaire au grand sourire, José Cebola, co-fondateur de l'Association Portugaise de Sainte-Thérèse, est ni plus moins que le condensé vivant de plusieurs particularités. Originaire du continent, double attachement, il a épousé une fille des îles. Religion autre, il est protestant de l»Église unie et de ce fait relié à la minorité anglophone des Laurentides. Tandis que son autre dévotion c'est le soccer. Entre autres, il nous amène inspecter son église qui se métamorphose en salle de théâtre. Également le cimetière de la communauté anglaise. Autre particularité, José Cebola a travaillé pendant 28 ans à General Motors où il a atteint le grade respectable de superviseur.

Nous nous rencontrons dans un des restaurants animés de la rue Turgeon. Ponctuel, direct et convivial surtout, l’homme qui me serre la main a presque le même âge qu'Élie Fallu et paraît aussi vigoureux que l’ancien magistrat. Faut croire que l'air pur et la qualité de vie de Sainte-Thérèse font en sorte que les gens y vivent plus longtemps. Nous cherchons l’endroit le moyen bruyant de la place, mais sans succès, pendant que José Cebola s'amuse comme un ado techno avec son cellulaire.

Montijo et Lagoa

Continent ou Açores? L»éternelle question. Double obédience: «Je suis originaire de Montijo, épèle-t-il dans mon carnet, et ma femme Celeste vient de Lagoa.» José Cebola fait partie des douze apôtres qui ont jeté les bases de l'Association Portugaise le 1er mai 1974; comme en témoigne la photo couleur dans le local historique du 103b Turgeon. Mais notre conversation glisse inévitablement vers le soccer car José Cebola a d’abord participé à la fondation du club des Braves dans les années 60. Le ballon rond d'abord!

STE JOSE CEBOLA DSC_0538.jpg

«J'ai fait venir de mon oncle au Portugal une douzaine de paires de bottes. On n'avait pas ça pour jouer ici. Les ballons? Je ne me souviens plus où on en a trouvés. Puis on a trouvé un terrain vacant qu'on préparait en y coupant les herbes. Chassés de là, on est allés à l'hôtel de ville pour demander une autre place. Y ont dit okay, mais à une condition: enseigner aux jeunes pour que ça devienne comme une organisation de la ville.» Les promoteurs sportifs ont ensuite resauté et passé le chapeau. Un des douze apôtres était français, René Épinat, puis des Italiens et un Hongrois se sont joints aux Braves et plus tard à la ligue.

Bible protestante? Du fait que le jeune José de 25 ans a d’abord séjourné à Toronto (1958) où il a assimilé la langue de Shakespeare, deux ans plus tard, en arrivant à Sainte-Thérèse, il a plus facilement sympathisé avec les disciples de l'Église Unie du Canada. Leur temple de la rue Saint-Charles s’est ouvert au culte dès 1833 -- exactement un siècle avant la naissance de José. (Le père de son épouse Celeste s'était converti au protestantisme au Bermudes et est revenu occuper un poste de pasteur à Montijo.) Bref, tout ça a fait que monsieur et madame se sont bien enracinés dans la petite ville québécoise. Plus une bonne job à General Motors en 1965.

Le temple devient un théâtre

Dans une localité francophone aussi catholique, une rare minorité soulève la curiosité. Le retraité se fait un plaisir de me guider jusqu»à son «bâtiment patrimonial». Signe des temps dans la ville de culture, l'ex-église unie, véritable chantier, se métamorphose en école de théâtre. Le modeste édifice carré de briques rouges avec ses fenêtres en ogive est flanqué d’une vieille école et d'une résidence de pasteur. En jeans, le contremaître Michel Therrien nous fait part des travaux devant y ajouter toute la quincaillerie d’une salle de spectacle. L'intérieur de ce vestige du 19e siècle est entièrement lambrissé de précieux bois foncé.

Les objets du culte ont heureusement été donnés en bloc au Musée Joseph-Filion. Le conservateur Gilles Charron a tout regroupé dans une petite salle vitrée pour que la mémoire de la communauté anglophone subsiste: croix, calice, livre saint, toge, horloge, lutrin, tapis. La United Church of Canada témoigne de l’arrivée des pionniers écossais de confession presbytérienne. L'un d’eux s'appelait John Morris et non loin de ce complexe on aperçoit un imposant de manoir de pierre, le Castel Morris -- maintenant transformé en édifice public.

José Cebola ausculte le petit complexe anglo-saxon où il se trouve complètement chez lui, comme si c»était son propre potager. Puis le papa de quatre enfants (et papi de six bambins) me réserve une surprise. La preuve qu'il est tourné à la fois vers son passé et vers son avenir. Nous complétons la visite en entrant dans le petit cimetière (très bien entretenu) où voisinent des tombes de patronymes anglais ou portugais avec des couples mixtes. Alexander Morrison et Margaret Willing. Carlos de Sousa et Natalia de Sousa. George Kemp et Jacqueline Taillefer. La visite des dernières demeures émeut toujours. Ma dernière expérience du genre remonte à 2015 lorsque j’ai passé un long moment dans les allées étroites du cimetière très évocateur de Cabuco (Lagoa) à examiner les photos usées par le temps des défunts.

Maître Cebola finit par pointer du doigt trois plaquettes de bois, contre le grillage de la clôture. Toutes marquées d'un nom en majuscules. Comme des tuteurs fichés en terre pour soutenir les plantes d’un jardinet et en indiquer l'origine. Côte à côte, trois noms en noir simplement écrits à la main. Haward, Thompson et au milieu, tout droit, les six lettres verticales de CEBOLA. «C'est là que je vais finir mes jours», de laisser tomber le maître des céans. Sûrement signifié avec un petit clin d»œil intérieur.

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Le vigoureux octogénaire au grand sourire, José Cebola, co-fondateur de l'Association Portugaise de Sainte-Thérèse, est ni plus moins que le condensé vivant de plusieurs particularités. Originaire du continent, double attachement, il a épousé une fille des îles. Religion autre, il est protestant de l»Église unie et de ce fait relié à la minorité anglophone des Laurentides. Tandis que son autre dévotion c'est le soccer. Entre autres, il nous amène inspecter son église qui se métamorphose en salle de théâtre. Également le cimetière de la communauté anglaise. Autre particularité, José Cebola a travaillé pendant 28 ans à General Motors où il a atteint le grade respectable de superviseur.
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