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rss  Vol. XVIII - Nº 309         Montreal, QC, Canadá - quinta-feira, 06 de Agosto de 2020
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Sam Norouvi de la chaîne ICI

Un «produit de qualité» et une nouvelle image des émissions ethniques

Jules Nadeau

Par Jules Nadeau

«Une fois qu'on a commencé cette grande aventure de créer une nouvelle station, on voulait changer le stéréotype que les gens auraient pu avoir d'une émission ethnique. Ça va être flou, ça sera pas beau, pas de couleurs. Y fallait donc que ce soit de très haute qualité. On a présentement ça. On n'a rien à envier à aucun autre télédiffuseur à Montréal. On est même parfois supérieur», explique avec ferveur Sam Norouzi en entrevue à LusoPresse.

Le vice-président et directeur général de la nouvelle chaîne multiculturelle ICI, fait un premier bilan du chemin parcouru. Depuis que les communautés ont retrouvé une tribune télévisuelle après 4-5 ans d'absence. Les trois fiertés d’ICI? La qualité des émissions, avoir accompli beaucoup à partir de zéro, et travailler avec des producteurs bien banchés dans leurs communautés.

Cinq ans de préparation

Sam Norouzi.JPG

«Y'avait pas d'infrastructure, donc il a fallu tout faire y compris aller placer une antenne sur le Mont-Royal. On a commencé le travail en été et fini en hiver. Bon transmetteur: il est possible de capter le signal en haute définition (HD) même sans câble ni satellite. Il suffit d'une petite antenne numérique... Par ailleurs, on est très contents de notre groupe de producteurs qui ont vraiment su répondre à l'appel et ramener à l'écran la voix des communautés ethniques à Montréal et au Québec», de poursuivre le jeune administrateur dans ses bureaux de l'avenue Christophe-Colomb.

Dès que CJNT a fait faillite, ICI a amorcé des pourparlers avec le CRTC pour obtenir son permis. Il a fallu quatre ans de «patience» avant d’avoir le feu vert. Puis environ une année intense de préparation. Les premiers programmes ont été diffusés les 11, 12 et 13 décembre dernier avec quelques producteurs qui étaient prêts. Graduellement! Pas nécessairement le meilleur moment de l'année pour démarrer.

Père et fils iraniens

Sam Norouzi est né à Téhéran et fait sa maternelle en allemand à Regensburg (Bavière) avant d’arriver à Montréal à l'âge de cinq ans. Du primaire à l’université, il a étudié au Québec. À l'âge de seulement 14 ans, son père lui a mis une caméra sur l»épaule pour le lancer dans le métier. Le tournage puis le montage. Son, éclairage et réalisation.

Pour l'éclairage historique, j’insiste pour aller serrer la main de son paternel. Bien affairé dans son petit bureau vitré et visiblement en forme à 65 ans. «On va au gym ensemble!» Il y a 28 ans, avec deux appareils et une caméra, Mohammad Norouzi montait et diffusait de son sous-sol une émission en farsi. Pour la Télévision Ethnique du Québec (TEQ) -- uniquement sur Videotron. Les Portugais étaient là aussi avec Carlos Querido, le père de Pedro Querido d'ICI, celui qui a établi les premiers contacts avec le producteur Norberto Aguiar en septembre dernier.

Pendant notre conversation dans la salle de conférence, un écran nous permet d’observer la fabrication des décors pour les émissions en créole. «C'est plus comme avant quand tous apparaissaient dans les mêmes décors. À un réflecteur près. Tous les décors du studio sont maintenant virtuels.» Pas besoin de quinze décorateurs ensembliers. Toute la magie repose sur le clavier du technicien. Vive la fine technologie! Et un bon technicien comme Paul Rudolph.

La chaîne ICI parle déjà une quinzaine de langues. Les Italiens ont une grosse équipe qui fait quatre heures par semaine. L'arabe et l’espagnol trois heures. Une production en farsi pour la collectivité iranienne depuis mars. Sans oublier quelques langues qualifiables d'exotiques comme le bengali (Bangladesh), le punjabi (Inde) et même le berbère (Maghreb). Les prochains à joindre la grille horaire sont les communautés haïtienne, russe et chinoise (mandarin et cantonais).

En espérant que ce ne soit pas pour flatter le représentant de LusoPresse, Sam Norouzi me dit être très heureux du magazine portugais. «Côté qualité, le contenu c'est carrément une des meilleures qu'on a en ondes... C'est une des émissions avec laquelle on est le plus contents. Ils sont impliqués dans la société et je crois que la communauté le voit aussi. Les réactions que je reçois c'est très positif au niveau de l'effort que l'équipe de LusaQ met dans l'émission, affirme-t-il, tout en ajoutant: Daniel Pereira et Ludmila Aguiar paraissent très bien.» Ce mois-ci, les lusophones pourront voir la deuxième saison de la télésérie Bem-vidos a Beirais, production très récente de la RTP. Le seul feuilleton d’ICI.

Le logo vert de la famille Norouzi signifie un «produit de qualité» qui n'existe pas ailleurs pour un public qui a l’embarras du choix. Avec l'accès aux canaux de son pays d’origine. «Mais il faut plutôt démontrer la réalité, la beauté et la richesse de l'endroit où on vit. Par exemple, moi je suis iranien. Je suis né en Iran. Mais moi en tant qu'Iranien qui vit au Québec depuis 30 ans, je suis très différent d'un Iranien qui vit là-bas», conclut l'élégant vice-président avec le sourire.

Enfin, une importante innovation digne de mention. Tous peuvent dorénavant aller sur la toile d’ICI pour revoir la programmation déjà diffusée. Par exemple, visionner toutes les émissions portugaises depuis le début. (icitelevision.ca) Sur son portable. C'est bon pour les familles à l»étranger: «Allez voir mon entrevue enregistrée au Canada!» ICI est donc visible partout dans le monde.

Entrevista
«Une fois qu'on a commencé cette grande aventure de créer une nouvelle station, on voulait changer le stéréotype que les gens auraient pu avoir d'une émission ethnique. Ça va être flou, ça sera pas beau, pas de couleurs. Y fallait donc que ce soit de très haute qualité. On a présentement ça. On n'a rien à envier à aucun autre télédiffuseur à Montréal. On est même parfois supérieur», explique avec ferveur Sam Norouzi en entrevue à LusoPresse.
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