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rss  Vol. XVIII - Nº 303         Montreal, QC, Canadá - domingo, 16 de Fevereiro de 2020
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Denver, ville de grands mordus du sport

Un week-end excitant: Avalanche si, Broncos no!

Jules Nadeau

De notre envoyé spécial Jules Nadeau

«Située au coeur géographique des États-Unis, la ville de Denver est incontestablement une ville de sports, m'a fait remarquer un jour Rich Grant, responsable du Bureau du Tourisme dans cette ville du Colorado. Les grandes villes voisines sont très éloignées et les grands sports disposent ici de fortes équipes.» Ce n'est pas un hasard si les Nordiques ont déménagé dans cette ville des Rocheuses.

L’autre fin de semaine, j'étais sur place pour deux événements majeurs. Le plus important, le plus tapageur fut le Super Bowl avec le match des Broncos de Denver contre les Seahawks de Seattle. Je n’ai jamais vu une localité tout entière si orgueilleuse d'appuyer son équipe locale. Des chandails orange mur à mur dans les quartiers. Les enfants et même le personnel de notre restaurant chinois favori, le Super Star, affichaient le numéro 18 du célèbre quart arrière Peyton Manning. De mes proches amis sont partis du New Jersey pour assister à l’affrontement -- qualifiable de national.

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À défaut d`autorisation de photographier dans le Centre Pepsi, quelques amateurs de hockey vraiment réjouis dont le reporter de LusoPresse.

Dans mon cas, en plus d'observer de près la fièvre footballistique, je me suis vu offrir une série de bons billets pour assister à la partie de l’Avalanche contre les Sabres de Buffalo. C'était le samedi au Centre Pepsi, la veille du Super Bowl. Ma première joute de hockey en douze ans. Dans ma tribu sino américano québécoise, c»était une première pour certains d'entre nous, adultes comme enfants.

P. A. Parenteau en grande forme

Pour nous, l’intérêt était double parce que la veille de la veille, vendredi soir, l'ailier droit Pierre-Alexandre Parenteau, son épouse Elsa et leur jeune bébé étaient à la maison de ma fille pour célébrer l’année lunaire du Cheval. Donc, pendant les trois périodes, chaque fois que le numéro 15 sautait sur la glace, nous étions assis en équilibre instable sur le bout de nos sièges. J'avais presque envie de crier: «Parenteau go, go, go!» ou l»équivalent en français, mais je m'en suis abstenu. De quoi faire bourdonner les oreilles des Roy, Bordeleau et Cliche.

Pour les poulains, c’est-à-dire les Broncos, l'année du Cheval a commencé par une méchante «fouille». Désolante! Nous sommes allés voir le match chez un couple mixte (Américain et Philippine) et c’est cette dernière qui criait le plus fort pour que Denver plaque au sol ses adversaires. L'humiliation fut totale. Un score de 43-8 avec l’avantage total du jeu à Seattle. Ça venait à peine de commencer que le tableau numérique marquait déjà 2 à 0. Mon gendre, qui était parti séparément «fêter la victoire» anticipée avec ses amis avec une bonne quantité de bière (Denver s'illustre par la Coors, la Molson et moult microbrasseries) est revenu tôt à la maison avec son frigo portatif presque plein. «Personne n'a eu envie de prendre un verre» a-t-il laissé tomber.

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La casquettte des Broncos et les chandails orange du club de football sont devenus l`uniforme de Denver le dimanche du Super Bowl.

Tout le contraire au Centre Pepsi (doté d’un stationnement Toyota avec espaces Camry et Prius) où l'Avalanche de Patrick Roy a infligé une vigoureuse dégelée aux pauvres Sabres. Un compte de 7 à 1. Inutile que dire que la foule de milliers d’amateurs trépignait de joie. L'équipe de Patrick Roy a gagné huit de ses dix derniers matchs. Sa meilleure fiche en 2013-14 depuis sa coupe Stanley (2000-01). Inconsciemment, les spectateurs du samedi devaient rêver à l’enchaînement de deux victoires en moins de 48 heures. Samedi au hockey. Dimanche au football. Mais nenni!

Des chandails et des banderoles

À ma grande surprise, quelques Denverites du stade arboraient le chandail des défunts Nordiques. Deux-trois bons hommes exhibaient au dos le numéro 26 de Paul Stastny, dont j´ai parlé le 19 septembre dernier, dans le numéro 294 de notre journal, mais je n'ai pas vu ce jeune de l’illustre famille sur la patinoire. Juste devant moi, un convivial spectateur portait un chandail rouge marqué «Baudoin». «C'est le nom de mon vieux confrère de l'Université Laval, lui ai-je lancé. Qui est ce hockeyeur?» Réponse amusante: «Mais non, c'est mon propre nom», de me répondre ce fils d'un Acadien de la Louisiane.

Dans les rues de la capitale du Colorado, sur des banderoles haut juchées au dessus de la rue, je peux voir les photos des vedettes du club de hockey. Parenteau fait partie de la galerie municipale. Mais au premier contact, ce petit gars de Gatineau m’est vite apparu comme un type terre-à-terre ne se prenant pas pour un autre. Plutôt beau bonhomme à 30 ans avec ses yeux bleus et ses cheveux bouclés. Le papa était plutôt fier de porter dans ses bras le petit Gabriel de 6 mois.

Entre Pepsi et Toyota, l'événement de la LNH est évidemment une affaire commerciale. Le battage publicitaire m’a toutefois semblé moins agressif que celui qui m'a assourdi au Centre Bell. La pub nous laisse respirer. Autre observation, dès que le numéro 5 de l’Avalanche a commencé à boxer avec le numéro 24 de la formation opposée, l'assistance s’est littéralement électrisée. Le méga écran a même répété en gros plan la scène disgracieuse. Un ami avocat a tout simplement opiné que de tels bagarreurs se verraient infliger «un an de prison» en dehors de la patinoire.

Au moment d'écrire ces lignes (dans une ville frigorifiée et couverte de belle neige blanche), la radio commence à donner les résultats provenant de Sotchi. Les sports, on n’en sort absolument pas. Phénomène de société incontournable. (Ce n'est pas moi qui vais apprendre ça à un Portugais.) Et pour conclure sur une note positive, je cite mon gendre qui déclinait l’autre jour cette belle consolation: «En tout cas, les Broncos nous ont fait honneur en se rendant jusqu'à la finale du Super Bowl.» Bien dit! Surtout venant de la part d'un Denverite né en plein coeur du Texas, où l»«homo texanus» ne se contente de rien d'autre que du triomphe au combat. Comme un cowboy se jetant de son cheval sur une bête à cornes.

Desporto
«Située au coeur géographique des États-Unis, la ville de Denver est incontestablement une ville de sports, m'a fait remarquer un jour Rich Grant, responsable du Bureau du Tourisme dans cette ville du Colorado. Les grandes villes voisines sont très éloignées et les grands sports disposent ici de fortes équipes.» Ce n'est pas un hasard si les Nordiques ont déménagé dans cette ville des Rocheuses.
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