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rss  Vol. XVII - Nº 296         Montreal, QC, Canadá - domingo, 23 de Fevereiro de 2020
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À la tête d'Anjou depuis 16 ans

Luís Miranda: plutôt la «qualité de vie» que des «attaques personnelles»

Jules Nadeau

Entrevue de Norberto Aguiar et Jules Nadeau

D’entrée de jeu, Luís Miranda affirme avec aplomb qu'il est très fier de ses réalisations: «On ne peut rien reprocher à mon travail. En matière de déneigement, nous sommes la référence numéro un sur l'île. Notre population augmente tandis qu'elle baisse à Montréal. On investit beaucoup dans la famille de toutes les catégories. Nos aînés veulent rester à Anjou. Une belle qualité de vie! Je propose la continuité!», lance le maire sortant d’Anjou qui compte 16 ans d'expérience à ce poste.

À 59 ans, cheveux grisonnants, le magistrat de l’arrondissement brigue un cinquième mandat. Son septième mandat comme élu municipal. Son Équipe Anjou est 100 % angevine -- donc pas affiliée aux formations politiques de Denis Coderre ni de Marcel Côté. L'homme des Açores nous reçoit dans son petit bureau de l’hôtel de ville. Des photos de sa fille et les quatre petits-enfants sur un meuble. Un ballon de soccer. Plus haut, sur le mur, l'aquarelle de la plus vieille maison d’Anjou. À sa droite, une scène d'hiver du vieux Boucherville.

Pas de souvenirs sentimentaux de Pico da Pedra ni de São Miguel qu’il a quittés alors qu'il portait encore la culotte courte. Décontracté, volubile et brûlant du feu sacré, l’ex-sapeur-pompier professionnel d'Anjou ne porte pas de cravate ce jeudi matin pour une longue entrevue à LusoPresse. Pas de montagnes de dossiers non plus sur sa table de travail. Rien ne traîne dans son poste de commandement avec fenêtre du côté de l’autoroute 25.

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Luís Miranda déplore les attaques personnelles dans cette campagne du 3 novembre. «C'est malheureux... On critique ma vie privée. Avec qui je vis ou pas. Que je gagne trop.» Il en a aussi contre l'hebdo local Le Flambeau de l’Est. Le journal lui demande à 10 heures de répondre par écrit à un questionnaire avant 17 heures. Un autre candidat s'y met en évidence avant même d’avoir déposé sa candidature. Le journal décrit l'Équipe Anjou de 2013 avec des détails périmés datant de 2009. «Heureusement, tous les jours, la réception est très bonne quand je fais du porte à porte», se réjouit-t-il. Un objectif de 1000 portes.

Dépenses électorales? L»Équipe Anjou (fondée en 2005) dispose de 39 000 $ à la suite des changements de la loi électorale, soit 30 % de moins qu'avant. Dont 70% devant être remboursé. «C'est pas beaucoup! C'est limité! On a donc moins de pancartes: seulement 120 affiches à 30 $ l'unité, toutes placées sur des balcons privés. Quand je vois des Richard Bergeron partout... pour quelqu'un qui dit qui n'a pas d'argent...»

Adversaires? Entre Denis Coderre et Marcel Côté, Luís Miranda favorise carrément ce dernier. «Montréal a besoin d'un administrateur, pas d'un politicien. C'est le plus qualifié», en ajoutant comme bémol que Louise Harel risque de faire ombrage au chef de Coalition Montréal. «Comment Denis Coderre peut-il prôner le changement avec des candidats en place depuis 30-35 ans?» Malgré tout le gagnant sera? «Coderre. Minoritaire!»

Dégraisser? «Je souhaite qu'on arrête de parler de structures parce que si on veut en parler, je vais être le premier à sortir la carte d'une ville indépendante. Pourquoi Luís Miranda fait du déneigement à 15 cm pour 25 000 $ le kilomètre comparé à 35 000 $ dans l'arrondissement voisin? C'est pas les structures, c'est de l'efficacité. À quoi bon vouloir centraliser le déneigement? Qu'on laisse les bonnes pratiques en place. Dégraisser veut pas dire éliminer les arrondissements.»

Nids de poule et chaussées cabossées? Interrogé sur un cas particulier, le maire Miranda généralise et regrette d’abord que les budgets pour l'équipement lourd sont nettement insuffisants. Sans oublier une «masse salariale approchant 70 %». Budgets encore, l’arrondissement ne «peut plus faire de prévention» comme auparavant. Avec la moindre infiltration d'eau c’est tout de suite bonjour les dégâts. Plus le dégel. Aussi une «mauvaise coordination» avec Hydro-Québec («un État dans l'État», selon lui) et Gaz Métropolitain qui ne se gênent pas pour défoncer une rue fraîchement pavée comme ça vient de se produire sur Châteauneuf. L'autre exemple parfait de ça (commerçants et restaurateurs portugais s’en souviennent) c'est le boulevard Saint-Laurent.

Fusions et défusions? Même après s»être séparé en 2003 d'Union Montréal puis à nouveau rallié à Gérald Tremblay en 2008, le premier Angevin demeure quand même un farouche partisan de la séparation du reste de Montréal. Aucun doute à ce sujet! « Faudra admettre que les fusions ont été une erreur. Mon plus grand rêve c'est de redevenir Ville d'Anjou. Je vous le garantis: dès le lendemain, les taxes vont baisser.»

Intégrité? Le Flambeau a publié la photo d’un enquêteur de l'UPAC assis dans le bureau vitré de notre interlocuteur en février dernier. «L'Hôtel de Ville ainsi que cinq autres arrondissements sont touchés par des perquisitions», y spécifiait-on. Luís Miranda réplique qu’on y cherchait des factures d'Union Montréal de 2005 en rapport avec les élections. «En 2005, on n'était pas avec Union Montréal, je peux pas avoir des factures d'Union Montréal ici hein?». Il défend son intégrité et donne comme exemple, le terrain de soccer du parc Lucie-Bruneau qui a n’a coûté que 900 000 $ contre une moyenne de 1,5 million $ ailleurs. «J'ai pas de cachettes!»

Racisme? L'entrevue ne porte pas sur la Charte des valeurs québécoises, ni sur les immigrants, mais Miranda rapporte en aparté l’anecdote choquante d'un concitoyen «raciste» qui lui avait dit en 1997 que nul autre qu’un Canadien-Français pouvait être élu à la direction d'Anjou. «Je connais le gars depuis des années et c'est lui qui rouspète maintenant contre les voilées», déplore l’Açorien de naissance arrivé ici à l'âge de 8 ans. Quoi qu’il en soit, il peut se vanter d'avoir été le premier de la communauté portugaise au Canada à être élu maire. Dans une agglomération comptant maintenant 42 000 personnes. Avec un record de longévité.

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